Présente dans toutes les vieilles maisons, la cheminée est même devenue synonyme d'intimité et de confort, une sorte de "home sweet home" à la française : le foyer.
Même si cette source de chaleur est très conviviale, elle est peu à peu abandonnée car son rendement est très mauvais (de l'ordre de 10 à 15 %) en comparaison du moindre poêle. La forte consommation en bois entraîne une autonomie plus faible, dépassant rarement les 3 heures. Immanquablement, ceci augmente considérablement la manutention pour alimenter en bûches, et entraîne finalement plus de salissures et un décendrage plus fréquent.
Même avec un pare-feu, une cheminée à l'ancienne reste dangereuse : risque de projection de tisons sur le parquet, un tapis ou un meuble, feu de cheminée incontrôlable dû à l'appel d'air...
Il resterait le charme du feu qui crépite, mais lorsque l'on sait qu'un insert offre la même vue sur le feu, avec un rendement bien supérieur et beaucoup plus de sécurité, il reste bien peu de raisons d'utiliser encore un foyer ouvert.
On évoquera tout de même l'utilisation de cheminées anciennes dans lesquelles il serait dommage d'installer un insert. Dans ce cas, la cheminée sera là bien plus pour le plaisir des yeux et pour l'ambiance que pour chauffer. Notez que l'usage des foyers ouverts est interdit ou restreint dans certaines zones couvertes par un plan de protection de l'atmosphère (PPA) : renseignez-vous auprès de votre mairie.
Si vous utilisez une cheminée à foyer ouvert, il est recommandé de mettre une plaque en fonte au fond de l’âtre (appelée aussi "taque de cheminée") qui stockera la chaleur du feu et la restituera par rayonnement, comme un radiateur.